Témoignages d’anciens : Marie Eva Perucaud


Marie Eva Perucaud

24 ans
Diplômée du master droit pénal internationalet européen
En préparation duconcours d’accès à l’ENM


Quel est votre parcours universitaire ?

Je suis entrée à la FDSE en 2014, immédiatement après l’obtention de mon bac ES. J’avais fait le choixde m’orienter vers une licence de droit qui m’a par ailleurs plu dès le début, mais ne m’a pas empêchéde redoubler ma première année. J’ai donc fait ma licence en 4 ans. J’ai choisi par la suite de m’orienter vers le master droit pénal international et européen, à l’issu duquel j’ai pu valider M1 et M2. Je suis donc détentrice d’un bac +5 à la sortie de la FDSE.

Pourquoi ce choix de cursus ?

J’ai souhaité rester générale durant toute ma licence. Mes choix d’options ont été fait de sorte à ceque je touche un peu à tout. Pour le master, j’avais envie d’autre chose, de vraiment me spécialiser. Ledroit pénal en deuxième année de licence m’avait passionné, tout comme le droit européen et le droitinternational en troisième année. Le choix du master droit pénal international et européen s’est doncavéré évident. Ce choix s’est confirmé en échangeant avec d’anciens étudiants du master qui étaient àce moment-là mes chargés de TD.

Quels retours avez-vous sur le master ? Son contenu ? La relation avec les enseignants ?

La relation enseignants-étudiants change en entrant en master. De vrais échanges se font. À Limoges,durant la licence, les enseignants sont déjà très disponibles pour les étudiants. En master, les promosétant beaucoup plus réduites, ils le sont d’autant plus.

Les cours changent aussi, on a tendance à s’éloigner de la théorie pour entrer réellement dans lapratique. Le mode d’évaluation est adapté pour correspondre au mieux aux attentes de l’équipepédagogique. On nous pousse réellement à réfléchir par nous-même et à avoir un avis sur tout. Lescours sont très diversifiés et couvrent des temps historiques différents, c’est un vrai plus pour laculture juridique et internationale, notamment pour ceux qui ont pour objectif de passer desconcours par la suite.

Sans aucun doute, mes deux années de master ont été celles que j’ai préféré durant toute mascolarité.
Je rajouterai enfin que le point fort du master est de faire intervenir des universitairesextérieurs à l’Université de Limoges, très réputés dans leur domaine. On apprend énormément àleurs côtés. L’équipe pédagogique est super dynamique, cela crée une bonne cohésion entre lesmatières et nous pousse encore une fois à sortir de notre zone de confort.

Quelles sont les compétences / savoir-faire acquis dans le cadre du master ?

De par les dimensions européennes et internationales, on apprend réellement à articuler les différentesnormes entre elles. C’est loin d’être évident. On acquiert également de nombreuses connaissances sur la justice internationale et son fonctionnement. Je le redis mais l’apport en termes deculture juridique est indéniable !
On sort également de la formation avec un oeil plus pratique sur les choses, moins rigide. C’est un vrai plus pour ne pas être perdu dans lavie active.

Avez-vous effectué un stage ? Si oui, où ?

Je devais initialement faire mon stage au sein du Bureau du Procureur du Tribunal Spécial pour le Libanà la Haye. C’était en quelques sorte mon stage de rêve, dans un environnement de travail différent de ceque l’on connait en France. Malheureusement, covid oblige… mon stage a été annulé. Je me suis doncconsacrée plus tôt à ma préparation du concours d’accès à l’École nationale de la magistrature (ENM).

Comment s’est passée votre insertion professionnelle ?

Quel est votre parcours professionnel ?

Quel est votre métier actuel ? En quoi consiste-t-il au quotidien ?

Pour le moment, je suis dans un statut ambivalent, entre étudiante et future professionnelle. Jeconsacre mon année 2020-2021 à la préparation du concours, que je vais passer début juin 2021. 

Pourriez-vous nous décrire une journée type ?

La préparation d’un concours demande beaucoup plus de travail que ce que j’ai connu jusqu’à présent. Je travaille donc toute la journée, sur une base de 8 heures de travail en moyenne par jour. Depuis leconfinement je travaille même les dimanches, pour pouvoir faire des ournées plus légères.

Quels liens entre les compétences acquises pendant le master et votre travail actuel ?

Des conseils pour les futurs étudiants de master ?

Je leur conseillerai de s’orienter vers un master qui leur plait avant tout. On m’avait beaucoup conseillé de rester dans un master général, qui correspondrait mieux au programme à maitriser pour leconcours de l’ENM. Je ne regrette pas du tout mon choix, j’ai pu vraiment m’épanouir. Mes deux annéesde master m’apportent un avantage pour les matières de droit public/européen et droit pénal. Au final, le peu de retard accumulé se rattrape facilement durant l’année de préparation.

Enfin, ne pas hésiter à contacter d’anciens étudiants pour avoir leur ressenti sur uneformation, ou même sur l’après ! Ça ne peut être que positif, d’autant plus que beaucoupd’entre nous sont sur des plateformes comme LinkedIn. Les échanges sont facilités,
autant en profiter.